Tableau électrique dans l’ancien à Lyon : pourquoi demander un schéma unifilaire en fin de chantier

COULISSES DE CHANTIER

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Un projet en tête ? Parlons-en.


Dans les appartements anciens lyonnais — canuts de la Croix-Rousse, immeubles du 6ᵉ, Presqu’île — la rénovation électrique est presque toujours le premier vrai sujet technique. Et pourtant, sur le terrain, on voit souvent la même chose : on remplace le vieux tableau à fusibles par des disjoncteurs neufs… et c’est tout. Pas de document, pas de plan, juste un tableau qui « marche ».

Un tableau neuf, ce n’est pas seulement des modules sur un rail DIN. C’est aussi savoir exactement ce qui est derrière. Et ça, ça passe par un schéma unifilaire. Peu d’entreprises le remettent systématiquement. Nous, on le fait.

Ce qu’on trouve encore trop souvent à Lyon

Sur beaucoup de chantiers, le tableau d’origine a été bricolé pendant des années. Les circuits ne sont plus identifiés, ou mal. Un même disjoncteur alimente parfois le chauffage, des prises et de l’éclairage. La terre n’est pas toujours effective, les différentiels 30 mA non plus.

Résultat : pour trouver le bon circuit, on coupe au hasard. Et au moment de la revente ou de la mise en location, le diagnostic électrique relève presque systématiquement des problèmes de repérage ou de protection. Ça ne bloque pas la vente, mais ça crée des discussions et ça fait baisser la perception du bien.

Ancien tableau électrique à remplacer lors d'une rénovation à Lyon
Si vous avez un tableau comme ça… appelez-nous 😉

Ce qu’est vraiment un schéma unifilaire

En fin de chantier, allumer les lampes pour montrer que « ça marche » ne suffit pas. On remet un plan clair de l’installation, réalisé avec un logiciel pro (type Hagercad).

Ça donne ça, en gros :

[Arrivée EDF / Disjoncteur de branchement 500 mA]
                       │
       ┌───────────────┴───────────────┐
       ▼                               ▼
[Différentiel 30 mA 63A]      [Différentiel 30 mA 63A]
   (Type A - Circuits spé)       (Type AC - Confort)
       │                               │
 ├── Plaque induction (32A)      ├── Prises Salon (16A)
 ├── Lave-linge (20A)            ├── Prises Chambre (16A)
 └── Four (20A)                  ├── Éclairage (10A)
                                 └── Chauffage / Sèche-serviette (20A)

Concrètement, le document comprend deux choses utiles :

  • Une vue du tableau (le plastron) avec chaque module étiqueté clairement : Four, Lave-linge, Prises salon, etc.
  • Le schéma unifilaire lui-même : régime de neutre (TT en habitat), puissance prévue, calibre et courbe de chaque disjoncteur, type de différentiel (A ou AC) et ce qu’il protège.

Ce n’est pas un document administratif. C’est simplement la carte de votre installation.

Pourquoi on le remet systématiquement

Ce n’est pas obligatoire dans une rénovation classique (sans Consuel). Le minimum légal, c’est le repérage sur le tableau. Le schéma va plus loin, et c’est pour ça qu’on le fait.

À la revente
Un tableau propre + un schéma daté, ça rassure. L’acquéreur (ou son notaire) voit tout de suite comment c’est organisé. Ça ne supprime pas toutes les discussions, mais ça en évite beaucoup, surtout sur le repérage des circuits.

En location ou au quotidien
Si une ligne saute, on sait immédiatement laquelle. Plus besoin d’appeler un électricien en urgence juste pour identifier un disjoncteur anonyme.

En cas de sinistre
Les experts d’assurance regardent le dossier technique. Avoir le schéma dans le DOE, c’est une preuve concrète que le travail a été fait proprement et dimensionné correctement.

Tableau électrique rénové avec schéma unifilaire – rénovation à Lyon
Tableau venant d’être remplacé en plein chantier

Le schéma unifilaire est-il obligatoire en rénovation ?

Non. Dans une rénovation d’appartement, même complète, sans toucher au branchement existant et sans Consuel, personne n’est obligé de le remettre.
Ce qui est obligatoire, c’est d’identifier clairement les circuits sur le tableau. Le schéma unifilaire, c’est le niveau au-dessus : on documente l’ensemble (calibres, types de différentiels, affectation…).
Nous on le remet parce que c’est plus clair pour le client. Point.

Différence entre différentiel type A et type AC ?

Les deux protègent à 30 mA. Le type AC suffit pour les circuits simples (éclairage, prises classiques, chauffage). Le type A détecte en plus les fuites à composante continue, celles que peuvent générer les plaques à induction, les lave-linge et certains appareils électroniques. D’où son usage sur ces circuits.

Combien coûte une rénovation électrique globale à Lyon ?

Ça dépend surtout de la surface, de l’état de l’existant et du niveau de reprise.

Sur un appartement ancien lyonnais (canut, 6ᵉ, Presqu’île…), une réfection complète de l’électricité — nouveau tableau, reprise des circuits principaux, mise à la terre, différentiels, et un minimum de reprises de câblage — tourne souvent entre 80 et 150 €/m². Pour un T2/T3 de 50-70 m², on est fréquemment dans une fourchette de 4 000 à 9 000 €, parfois plus si la colonne montante est ancienne, si beaucoup de cloisons sont à ouvrir, ou si on tire de nouveaux circuits spécialisés (cuisine, salle de bain, etc.).

Un simple remplacement de tableau, sans grosse reprise de câblage, est évidemment bien moins cher.

Chez Valdréa, on chiffre au cas par cas après visite. On dimensionne le tableau, on prévoit les protections adaptées et on inclut systématiquement le schéma unifilaire + la vue du tableau dans le livrable. Ça évite les mauvaises surprises en cours de chantier et ça laisse un dossier propre à la fin.